A Hambourg, Axel découvre avec son oncle, le professeur Lidenbrock, un manuscrit ancien qu'ils réussissent à déchiffrer. Ce document témoigne d'une expédition effectuée au XVIè siècle : un alchimiste aurait réussi, en descendant par le cratère d'un volcan éteint, en Islande, à atteindre le centre de la Terre. Rapidement, les deux hommes décident de tenter de nouveau la même expédition ; ils se font accompagner dans leur périple par un guide islandais. Ils découvrent un univers très étrange en parcourant ces obscures contrées : des animaux préhistoriques qui se battent entre eux, un être à mi-chemein entre l'homme et le singe ainsi que bien d'autres étonnantes surprises. Une immense mer souterraine les oblige à continuer leur chemin au moyen d'un radeau de fortune ; c'est cette même mer qui, se déchaînant en une terrible tempête, les expulsera des entrailles de la Terre par un volcan en pleine activité.

Le voyage qu'entreprennent les trois hommes a tout du voyage initiatique sa fin marquera d'ailleurs pout Axel, le narrateur, le début de la vie adulte. A son retour au pays, il épousera en effet sa fiancée ;tout se passe comme si cette expédition avait consisté pour lui en une épreuve destinée à marquer la fin de son adolescence. Comme dans tous ses autres récits, Jules Verne se sert ici d'une intrique pour présenter les connaissances scientifiques les plus avancées de son temps. Cependant, ce texte diffère des autres, car à mesure que l'expédition s'enfonce dans les profonfeurs du globe, les éléments réalistes laissent progressivement la place au fantastique, et parfois même à la magie.
Ces éléments irrationnels permettent de rapprocher le texte des rites d'initiation ancestraux qui sont le dénominateur commun de toutes les sociétés : tenter de rejoindre le centre de la Terre c'est donc, en quelque sorte, rechercher l'essence de l'homme.
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" À travers l’étage des schistes colorés de belles nuances vertes serpentaient des filons métalliques de cuivre, de manganèse avec quelques traces de platine et d’or. Je songeais à ces richesses enfouies dans les entrailles du globe et dont l’avidité humaine n’aura jamais la jouissance ! Ces trésors, les bouleversements des premiers jours les ont enterrés à de telles profondeurs, que ni la pioche, ni le pic ne sauront les arracher à leur tombeau.
La lumière des appareils, répercutée par les petites facettes de la masse rocheuse, croisait ses jets de feu sous tous les angles, et je m’imaginais voyager à travers un diamant creux, dans lequel les rayons se brisaient en mille éblouissements."

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A Juina au Brésil, en 2008, un scientifique a fait une découverte digne d’un chapitre de Voyage au centre de la terre. Un minéral extrêmement rare a convaincu des chercheurs qu’il existait un immense réservoir d’eau situé à des kilomètres sous terre.
Le minéral en question s’appelle la ringwoodite, qui se fabrique lorsque l’olivine est sous haute pression. La ringwoodite a déjà été découverte dans des météorites et synthétisée dans un laboratoire, mais c’est la première fois qu’un scientifique en trouve dans un échantillon d'origine terrestre.
Les conditions de température et de pression nécessaire à la formation de la ringwoodite impliquent que ce diamant provient d'une zone du manteau terrestre située entre 410 à 660 kilomètres, nommée zone de transition.
En analysant sa profondeur et sa composition, le géophysicien Pearson a suggéré que de l'eau se trouvait dans le manteau terrestre.
Selon une analyse réalisée par Hans Keppler de l’Université de Bayreuth, cette découverte confirme la thèse des scientifiques qui suggèraient qu’un réservoir d’eau dont la taille était comparable « à celle de tous les océans réunis » se trouvait dans le manteau terrestre.
Comment un morceau de ringwoodite qui se trouve au moins à 650 kilomètres de profondeur at-il pu se retrouver dans une rivière du Brésil ? Sachant que Pearson était à la recherche de roches volcaniques, Hans Keppler suggère qu’une éruption volcanique l’aurait fait remonter à la surface. Par pure coïncidence, Pearson a pu l’analyser avant que la ringwoodite ne reprenne une autre forme.
« Comme c’est souvent le cas dans le monde scientifique, cette découverte est un gros coup de chance » a déclaré Pearson. Grâce à lui, on peut désormais imaginer de vastes océans sous nos pieds, où vivraient d’incroyables créatures sous-marines.
Extrait :
Une vaste nappe d'eau, le commencement d'un lac ou d'un océan, s'étendait au-delà des limites de la vue. Le rivage, largement échancré, offrait aux dernières ondulations des vagues un sable fin, doré, parsemé de ces petits coquillages où vécurent les premiers êtres de la création. Les flots s'y brisaient avec un murmure sonore particulier aux milieux clos et immenses. Une légère écume s'envolait au souffle d'un vent modéré, et quelques embruns m'arrivaient au visage. Sur cette grève légèrement inclinée, à cent toises environ de la lisière des vagues, venaient mourir les contreforts de rochers énormes qui montaient en s'évasant à une incommensurable hauteur. [...].
C'était un océan véritable, avec le contour capricieux des rivages terrestres, mais désert et d'un aspect effroyablement sauvage.
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