• Les aventures du capitaine Hatteras

    Les aventures du capitaine Hatteras

    Depuis Liverpool, le brick Forward fend les mers vers une mystérieuse destination,
    quelque part à l'intérieur du cercle arctique. Mais ce qui intrigue davantage l'équipage du navire, c'est l'absence de son commandant, dont ils ne connaissent même pas l'identité et qui transmet ses ordre par l'intermédiaire. Lorsqu'enfin le commandant se dévoile aux yeux de tous, les matelots apprennent enfin le but de leur voyage. Le capitaine Hatteras a comme unique obsession de gagner le point précis du Pôle Nord...

    Lieutenant Bellot - Le capitaine Hatteras

    Jules Verne publia en 1855 la nouvelle Un hivernage dans les glaces dans le Musée des familles. Cette nouvelle paraît directement inspirée du Journal de Bellot, jusque dans le thème de la recherche d’un homme disparu en mer, dans un milieu extrême. Beaucoup d’ingrédients du Journal de Bellot furent également utilisés par Jules Verne dans Les Aventures du capitaine Hatteras, dont une première version parut en 1864. Ce roman évoque même la mort de Bellot, un des personnages, le maître d’équipage Johnson, étant censé avoir embarqué sur le Phénix à bord duquel se trouvait Bellot.

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    En 1851, il fut autorisé par ses supérieurs à participer à une expédition arctique britannique, qui allait tenter de retrouver sir John Franklin, disparu dans l'archipel arctique canadien en 1847, alors qu'il était parti à la recherche du passage du nord-ouest. Le Prince-Albert à bord duquel avait embarqué Bellot était financé par Lady Franklin et commandé par le capitaine William Kennedy.

    Lieutenant Bellot - Le capitaine Hatteras

     

    Le Prince-Albert fut pris dans les glaces pendant onze mois, de septembre 1851 à août 1852, dans la baie de Batty, sur la côte orientale de l'île Somerset. Au cours de ce long hivernage, Bellot et le capitaine Kennedy effectuèrent une exploration de 1 800 km à l'aide d'un traîneau tiré par des chiens autour des îles Somerset et du Prince-de-Galles. Le Prince-Albert put regagner l'Angleterre à l'automne 1852 sans rapporter d'informations sur le sort de Franklin. Mais Bellot, qui s'était remarquablement intégré à un équipage entièrement composé de puritains écossais, fut admiré et loué pour son courage, son dévouement, sa simplicité et son intelligence.

    Lieutenant Bellot - Le capitaine Hatteras

     

    À Paris, le ministre de la Marine, Ducos, le nomma lieutenant de vaisseau. Bellot repartit en mai 1853 à bord du Phénix, commandé par le capitaine Edward Inglefield, toujours à la recherche de Franklin. Il arriva en août dans le détroit de Barrow. Avec deux membres de l'équipage, il tentait de rejoindre à pied sur la glace Sir Edward Belcher, quand il disparut entre deux blocs de glace, dans le canal de Wellington, le 18 août 1853.

    Les aventures du capitaine Hatteras

    Comme dans tous livres de Jules Vernes un personnage a l'érudition fabuleuse participe activement à l'aventure et pour le plus grand plaisir de tous.
    Le docteur Clawbonny nous fera partager son savoir

    Mais au moins, reprit Shandon, savez-vous, docteur, quel est le but de ce voyage ?
    – Pas le moins du monde ; mais que m’importe ? pourvu que j’aille quelque part ! On dit que je suis un savant ; on se trompe, commandant : je ne sais rien, et si j’ai publié quelques livres qui ne se vendent pas trop mal, j’ai eu tort ; le public est bien bon de les acheter ! Je ne sais rien, vous dis-je, si ce n’est que je suis un ignorant. Or, on m’offre de compléter, ou, pour mieux dire, de refaire mes connaissances en médecine, en chirurgie, en histoire, en géographie, en botanique, en minéralogie, en conchyliologie, en géodésie, en chimie, en physique, en mécanique, en hydrographie ; eh bien, j’accepte, et je vous assure que je ne me fais pas prier !

    Peu importe la destination si la connaissance est le fruit du voyage.

    Alors, reprit Shandon désappointé, vous ne savez pas où va le Forward ?

    – Si, commandant ; il va là où il y a à apprendre, à découvrir, à s’instruire, à comparer, où se rencontrent d’autres mœurs, d’autres contrées, d’autres peuples à étudier dans l’exercice de leurs fonctions ; il va, en un mot, là où je ne suis jamais allé.

     

     

     

     

     


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