• Les Indes noires

    Les Indes noires

    Dix ans après la fermeture des houillères épuisées d'Aberfoyle en Ecosse, Simon Ford est le dernier à vivre encore sur le site avec sa femme et son fils. A Edinbourg, l'ancien directeur, James Starr, reçoit un courrier non signé l'invitant à aller les rejoindre pour des raisons obscures...  Quelques heures plus tard, arrive une seconde lettre, non signée : « Inutile à l'ingénieur de se déranger, la lettre de Ford étant maintenant sans objet. » Follement intrigué, James Starr part aussitôt pour Aberfoyle. Au cours de la visite des anciennes galeries, des tentatives de meurtre et des phénomènes étranges se produisent...

      

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    Chaudière éventrée, pistons tordus, passerelles brisées... Les vieilles houillères d'Aberfoyle, en Écosse, sont bien mortes. De mystérieux événements continuent pourtant de s'y dérouler... Un terrible mystère semble dissimulé au fond de la mine ! Dans l'épaisse obscurité, les galeries résonnent encore de coups de pic. Les souvenirs, sans doute ! Mais ces lueurs éphémères s'éloignant sans bruit... Les fées maléfiques des légendes écossaises ? Une voûte qui s'écroule, le lac Katrine qui se vide... Et cette enfant terrorisée... Par quoi ? Par qui ? Pas de doute, un esprit malveillant hante les lieux ! Contre rumeurs et superstitions, James Starr, l'ancien ingénieur, viendra-t-il à bout de tous les secrets que renferme la vieille mine d'Aberfoyle ?

     

    Les Indes noires

    Une fois de plus, Jules Verne a réuni l'homme et la Terre dans ce roman d'aventure. Comment ne pas faire le parallèle avec cet autre classique qu'est " Voyage au centre de la Terre ".

    Pour en être convaincu, nous n'avons qu'à lire ceci :

    « Fonçons jusqu’au centre du globe, s’il le faut, pour lui arracher son dernier morceau de houille ! »

     La présence d’un lac évoque clairement la mer intérieure du Voyage au centre de la terre.

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    Le deuxième thème mit en avant est le rapport des hommes avec le surnaturel, les superstitions,  la survivance de mythes et croyances issus du fonds des âges et que l’enfermement dans les entrailles de la terre ne fait que renforcer.

    Il introduit quelques mythes et superstitions locales dont l’interprétation de faits pourraient être considérés a priori comme surnaturels.

     Le site est d’ailleurs propice aux mythes et légendes : Y a-t-il un meilleur endroit que l’intérieur de la terre pour mettre en scène des entités chtoniennes… ? D’ailleurs, la situation géographique des lieux est elle aussi propice à ces croyances. Rien de tel que les châteaux d’Écosse (forcément hantés) pour rappeler aux habitants de la ville et aux mineurs qu’ils ne sont pas les seuls à vivre sur ces terres !

    Jack Rayan est le type même du superstitieux. Ses chansons véhiculent à leur manière ces différentes superstitions et la crédulité des gens. La simplicité est de rigueur, même dans les raisonnements : 

    « Et, au surplus, répétait Jack Ryan, pourquoi se donner tant de mal pour expliquer une série de faits, qui s’expliquaient si aisément par une intervention surnaturelle des génies de la mine ? ». Pour Jack Ryan l’explication la plus simple est forcément la meilleure !

    Les Indes noires

                  L’ignorance, la crédulité, toutes le peurs qui en découlent surtout celle de l’inconnu, sont les éléments utilisés par Jules Verne qui lui permettent de mettre en place une ambiance fantastique propice au déroulement de son histoire.

    Nous retrouvons ces superstitions dans un autre grand roman d'aventure extraordinaire qu'est '' Le Château des Carpathes "

    Cette analyse est un petit résumé d'une analyse plus complète dont voici le lien :

    http://jules-verne.pagesperso-orange.fr/CIEH9.htm

    Les Indes noires

     

    Jules Verne nous parle avec détail du personnage principale de ce roman qu'est

    La Houille

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    Voici le résumer qu'il nous en fait :

    " Ainsi donc, l'origine des houillères, en quelques points du globe qu'on les ait découvertes, est celle-ci : engloutissement dans la croûte terrestre des grandes forêts de l'époque géologique, puis, minéralisation des végétaux obtenues avec le temps, sous l'influence de la pression et de la chaleur, et sous l'action de l'acide carbonique. ''

    Le Pénitent ou le Fireman

     

    Les Indes noires

    Jules Verne nous parle de ce métier à haut risque. En effet on sait combien le gaz appelé grisou, qui s’accumule dans les galeries de mines non ventilées, est inflammable et dangereux. Jadis, pour prévenir de graves explosions, les mineurs n’avaient d’autre moyen que de désigner l’un des leurs qui, muni d’un long bâton ou perche enflammée, mettait le feu à la poche de gaz en formation. Il était encapuchonné pour se protéger de l’incendie, et c’est ce costume singulier qui le faisait nommer un « pénitent », comme ceux des processions religieuses. Malgré les toiles humides dont il était recouvert, il risquait souvent d’être brûlé ou violemment projeté contre les parois si l’explosion était trop forte.

    Voici ce qu'il en dit :

      

    " – En effet, monsieur James, vous êtes trop jeune, malgré vos cinquante-cinq ans, pour avoir vu cela. Mais moi, avec dix ans de plus que vous, j’’ai vu fonctionner le dernier pénitent de la houillère. On l’’appelait ainsi parce qu’’il portait une grande robe de moine. Son nom vrai était le « fireman », l’’homme du feu. A cette époque, on n’’avait d’’autre moyen de détruire le mauvais gaz qu’’en le décomposant par de petites explosions, avant que sa légèreté ‘l’eût amassé en trop grandes quantités dans les hauteurs des galeries. C’’est pourquoi le pénitent, la face masquée, la tête encapuchonnée dans son épaisse cagoule, tout le corps étroitement serré dans sa robe de bure, allait en rampant sur le sol.

    Il respirait dans les basses couches, dont l’’air était pur, et, de sa main droite, il promenait, en l’’élevant au-dessus de sa tête, une torche enflammée. Lorsque le grisou se trouvait répandu dans l’air de manière à former un mélange détonant, l’’explosion se produisait sans être funeste, et, en renouvelant souvent cette opération, on parvenait à prévenir les catastrophes. Quelquefois, le pénitent, frappé d’un coup de grisou, mourait à la peine. Un autre le remplaçait. »

    Comment parler du pénitent sans mentionner le terrible 

    coup de grisou

      

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    Voici ce qu'en dit Jules Verne

    Le grisou, autrement dit l’hydrogène protocarboné ou gaz des marais, incolore, presque inodore, ayant un pouvoir peu éclairant, est absolument impropre à la respiration. Le mineur ne saurait vivre dans un milieu rempli de ce gaz malfaisant, — pas plus qu’on ne pourrait vivre au milieu d’un gazomètre plein de gaz d’éclairage. En outre, de même que celui-ci, qui est de l’hydrogène bicarboné, le grisou forme un mélange détonant, dès que l’air y entre dans une proportion de huit et peut-être même de cinq pour cent. L’inflammation de ce mélange se fait-elle par une cause quelconque, il y a explosion, presque toujours suivie d’épouvantables catastrophes.  


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